jeudi 1 octobre 2020

2010-05-31 Le comblement du plancher d'emploi

31 mai 2010

Nous avons adopté l’approche historique en établissant un ratio entre des fonctions dites de métier (30 %) et des fonctions de base (70 %). Nous avons aussi tenu compte des pertes d’effectifs permanents subies tant dans les ex-villes (25 %) que dans les neuf (9) arrondissements qui constituent l’ancienne Ville de Montréal (75 %). Enfin, nous avons dû composer avec une contrainte, soit le fait que sous réserve des négociations intensives en cours, l’Employeur invoque la Charte de la Ville pour limiter les mouvements de main-d’œuvre.

L’entente fait en sorte que, dans le respect de l’ancienneté, plus de soixante (60) auxiliaires de l’ « ancien Montréal » sont titularisés dans des fonctions de base dans leur arrondissement respectif, une première en plus de six (6) ans. Un début de correction est également enclenché dans les arrondissements des ex-villes, même si on est encore loin du compte.

Il est temps de rendre justice aux auxiliaires et, dans le cadre de l’actuelle ronde de négociation, nous visons la titularisation de plusieurs centaines d’employés auxiliaires qui, depuis des années, travaillent sur une base permanente sans bénéficier des droits qui s’y rattachent.

L’entente que nous venons de conclure se veut exceptionnelle et vise la titularisation 2010 uniquement, en lien avec l’article 4 de la sentence Lavoie.  Elle ne compromet en rien les positions que nous avons à la table de négociation. À titre de Président de tous les Cols bleus de la Ville de Montréal, je n’ai pas l’intention de me défiler face à mes obligations. Cette entente est juste et équitable. La seule autre alternative était le statu quo. Il n’en n’était pas question.

Nous sommes d’ailleurs à la croisée des chemins au niveau de la négociation. L’Administration doit prendre le virage « Col bleu ». Notre cause est juste et je suis confiant que nous pourrons tourner la page sur cette injustice qui nous a été faite. Entre-temps, nous continuerons à poser les gestes qui nous conduiront à une convention collective qui soit satisfaisante et équitable.

 

Michel Parent

Président

Pour le comité de négociation