jeudi 12 décembre 2019

2010-02-07 Luis Miranda Anjou

09 février 2010

Les employé(e)s cols bleus d'Anjou ont toujours été fiers des services offerts auprès des citoyens et citoyennes de l'arrondissement. Cependant, au cours des dernières années, cette fierté a été mise à rude épreuve. Depuis la fusion qui a fait perdre à Ville d'Anjou son autonomie, nous constatons une érosion de cette identité, de ce caractère particulier qui permettait de développer un sentiment d'appartenance bien distinct. Par le passé, les cols bleus de l'Arrondissement ont toujours été reconnus pour l'excellence de leur travail, notamment pour ce qui est des opérations de déneigement, mais aussi pour bien d'autres activités. C'était là un élément de fierté pour toute l'équipe de cols bleus. Nous voyons pourtant de plus en plus notre travail être confié à la pièce à des entreprises privées qui ne demandent pas mieux. Pourtant, le recours au PPP et au privé coûte très cher aux citoyens.

Recul sans précédent

Vous n'êtes pas sans savoir M. Miranda que nous avons collectivement subi un recul sans précédent de nos conditions de travail (-15%) à la suite de la fusion créant la nouvelle ville de Montréal. De plus, notre contrat de travail est échu depuis le 31 août 2007. Votre Administration parle d'équité alors que ce sont les cols bleus qui, avec la dernière convention collective imposée en 2004, ont fait plus que tout autre les frais de la fusion avec des pertes à tous les niveaux. C'est le cas des assurances collectives (recul de 54%), des jours chômés et payés (perte de 7 journées comparativement aux autres groupes d'employé(e)s, incluant les cadres), des vacances (perte de 5 ans dans l'acquisition de semaines supplémentaires), des emplois (20% de perte en 5 ans alors que le personnel d'encadrement, incluant les Cadres et Contremaîtres, est resté sensiblement le même), de la sous-traitance (recours à l'entreprise privée, non renouvellement des équipements et machinerie,...), ...

Verso.../
Il n'y a rien dans le budget 2010 de la Ville de Montréal, pas plus que dans votre budget d'arrondissement, qui nous permette d'espérer un quelconque virage. D'ailleurs, la baisse des effectifs cols bleus se poursuit alors que vous augmentez le nombre de cadres. Avant la fusion, il y avait à la Ville de Montréal un (1) cadre pour quatre (4) employé(e)s cols bleus. C'est aujourd'hui un (1) cadre pour un peu plus de deux (2) employé(e)s cols bleus.

Les employé(e)s cols bleus sont amers du fait que les nombreux scandales, les apparences de collusion et de corruption n'aient pas suffit à opérer un virage pour un plus grand recours à la main-d'œuvre interne. Qu'attendez-vous, M. Le Maire, pour agir et supporter vos employé(e)s cols bleus ?

Hausse de taxes et diminution des services

Le compte de taxes des citoyens et citoyennes de l'arrondissement Anjou explose littéralement en 2010 avec une charge fiscale globale de 6.5% pour les immeubles résidentiels (incluant une taxe locale) et 7.5% pour les immeubles non résidentiels. Cette hausse de taxes ne se traduit pas par une amélioration des services aux citoyens alors que les effectifs internes diminuent encore dans le budget 2010. Elle contribue plutôt à entretenir une Administration qui, en termes de taux d'encadrement et de personnes élues, dépasse largement la taille des villes de Toronto et Vancouver réunies. Il est temps de faire des choix et de cesser de faire payer le prix aux citoyens et citoyennes d'Anjou. Il est temps de reconnaître, par des décisions concrètes, l'expertise interne des employé(e)s cols bleus.

La mobilisation d'aujourd'hui, qui se veut sans impact pour la population, est une action qui vise cependant à démontrer que la coupe est pleine, que nous faisons partie de l'équation et que nous ne laisserons pas davantage nos emplois et nos conditions de travail se faire bafouer. L'expertise interne doit être remise à l'avant-plan. Les citoyens et citoyennes d'Anjou en seront les grands gagnants.

Imaginez, M. Le Maire, un arrondissement qui fait davantage confiance à ses employés cols bleus ... Imaginez une Administration qui respecte ses cols bleus. Nous vous demandons de nous appuyer, de faire pression sur vos collègues, afin de corriger le tir et redonner un sentiment d'appartenance et une fierté aux cols bleus d'Anjou.

Vos employé(e)s cols bleus