mercredi 30 septembre 2020

Dénonciation de l’amalgame entre cols bleus et criminalité

28 février 2017

Montréal, le 27 février 2017

Par courrier recommandé

Monsieur Dany Doucet

Rédacteur en chef

Journal de Montréal

4545, rue Frontenac

Montréal (Québec) H2H 2R7

Objet : Dénonciation de l’amalgame entre cols bleus et criminalité

Monsieur,

Suite à la parution à la une d’un article intitulé « Des cols bleus auraient causé l’explosion à Villeray », le dimanche 26 février dernier, nous souhaitons rétablir certains faits.

D’abord, le Syndicat des Cols bleus regroupés de Montréal représente près de 11 000 membres, actifs et retraités. Il s’agit d’hommes et de femmes qui sont des parents, des citoyens, des contribuables, des bénévoles et qui représentent toutes les strates de la société québécoise.

Il est dommage de constater que vous semblez faire une association automatique entre cols bleus et criminalité. Cette association est navrante.

Pourtant, les cols bleus ont contribué de façon très positive à la société cette année encore. Ainsi, pour une 27e année consécutive, ils ont distribué près de 350 paniers de Noël d’une valeur de 600 $ chacun en décembre 2016 aux familles dans le besoin. Les cols bleus participent également à chaque année depuis 11 ans à la journée Métro-Bonneau-Boulot, remettant plus de 15 000 $ en 2016.

Il est donc fort regrettable, de constater, pour une énième fois, l’insistance du Journal de Montréal à entretenir une image négative des cols bleus dans le seul but de vendre quelques copies supplémentaires.

En terminant, nous souhaitons rappeler que le Syndicat, en vertu du Code du travail a un devoir de juste représentation à l’égard de chacun de ses membres, ce qui avait d’ailleurs paru dans vos pages sous la plume d’Amélie Pineda, le 28 novembre dernier, dans l’article intitulé « Coderre veut maintenir le congédiement ».

Nous vous saurions gré de bien vouloir cessez de porter atteinte à la réputation des cols bleus.

Chantal Racette

Présidente, SCFP-301