jeudi 12 décembre 2019

Le camion du 301 participe à deux manifestations en deux jours

18 septembre 2017

Le camion du 301 a été réquisitionné par 2 sections locales en 48 heures, soit jeudi le 14 et vendredi le 15 septembre au soir. La première manif a été pour Poste Canada à Laval pour une seconde fois, car en avril nous avons participé à la première, devant le Dépôt de Laval-Ouest.

Même si le gouvernement n'a pas encore émis ses recommandations concernant l'avenir de Postes Canada, la société d'État continue d'aller de l'avant en prenant des décisions unilatérales. Suite au moratoire sur l'implantation des boîtes postales communautaires mettant fin à la livraison du courrier à domicile, la Société canadienne des postes modifie encore le modèle de livraison aux canadiens et canadiennes, sans consulter le Syndicat!

Non seulement ces décisions représentent un réel danger pour la santé et la sécurité des travailleuses et travailleurs des postes, mais la qualité des services à la population en sera directement affectée. En effet, avec la nouvelle méthode de travail que Postes Canada entend imposer au Dépôt Laval-Ouest, le traitement du courrier trié manuellement sera volontairement retardé d'une journée. FINI LE MÉPRIS!

La seconde manifestation a été pour la section locale des Cols blancs de Montréal, section locale 429, vendredi soir à Montréal, à la Place des Festivals.

Les Cols blancs de la Ville de Montréal lancent une campagne d’envergure contre Denis Coderre et son administration.

Une nouvelle campagne d’affichage prend la Ville de Montréal d’assaut cette semaine pour dénoncer le manque de respect de l’administration envers des milliers de ses salariés qui ont vu leurs conditions de travail reculer dernièrement.

En tentant de rayer du vocabulaire la notion des horaires flexibles pour les Cols blancs, la Ville de Montréal fait reculer de près de 40 ans les conditions de travail de milliers de personnes, des femmes en majorité.

« Il faut dénoncer l’attitude cavalière de la Ville de Montréal et le fait qu’elle brime des droits conventionnés. Cette administration, avec en tête Denis Coderre et le directeur général Alain Marcoux, n’ont aucun respect pour leurs propres salariés. Des hommes et des femmes qui doivent conjuguer, entre autres, avec la conciliation travail-famille », de dénoncer le président du Syndicat des Cols blancs, Alain Fugère.

Bien que la dernière convention collective ait été négociée clairement, l’interprétation qu’en fait la Ville est aberrante et nuit à la qualité de vie des membres du SCFP 429. Plusieurs utilisent l’horaire flexible pour s’occuper de leurs enfants ou de parents vieillissants (conciliation travail-famille), d’autres pour faire des études et certains membres en ont besoin pour gérer des conditions ou des maladies nécessitant de nombreux rendez-vous médicaux.

Les Cols blancs de la Ville de Montréal ont conclu une nouvelle convention collective en mars 2016 après quatre ans de négociations et une grève. Le Syndicat a accepté certaines concessions afin d’acheter la paix industrielle. Quoique le nombre d’heures flexibles ait été réduit, il n’a jamais été question d’interdire l’horaire flexible ou d’en modifier l’interprétation.

« Malheureusement, le directeur général de la Ville, Alain Marcoux, fait tout pour empêcher les salariés d’en profiter. C’est odieux de la part d’une grande métropole comme la nôtre! Il ne faut pas oublier que l’horaire flexible se fait à coût nul pour les contribuables », d’ajouter Alain Fugère.

Plusieurs autres événements sont planifiés pour dénoncer cette situation inacceptable.

À suivre.